Bordeaux « risque le dépôt de bilan », avoue Lopez

 


Relégués provisoirement en National 1 sur injonction de la DNCG, les Girondins de Bordeaux sont en pleine course contre la montre. Gerard Lopez, le patron du club, fait le point ce mardi sur les ondes de RMC.

« Est-ce que les Girondins de Bordeaux aujourd’hui sont en Ligue 2 ? Factuellement, la réponse est non. Est-ce que les Girondins de Bordeaux y croient ? Clairement oui. Il faut qu’on bosse pour y être », souffle le businessman hispano-luxembourgeois, qui sait que l’avenir des Bordelais oscille entre la L2 et le N1 – voire pire encore.


« Cela se passe toujours comme cela avec la DNCG. Tous les clubs vendent et ce qu’il faut c’est donner une garantie sur les ventes. Bien sûr qu’il y a un risque de dépôt de bilan. Tant qu’il n’y a pas d’accord, il y a clairement ce risque-là », insiste l’intéressé, précisant qu’il manque à ce jour 22 millions d’euros dans les caisses girondines.


« Je remets la main à la poche »

« On a anticipé à plusieurs niveaux. Le premier, c’est que l’on connaissait le déficit et on savait comment le combler. J’avais promis de rester au club même si on allait en Ligue 2 et c’est ce que je fais. Je remets la main à la poche. Il y a de l’argent qui arrive de la Ligue et puis il y a environ la moitié qui viendrait des ventes des joueurs. » Sur la table, alors que le déficit du club est de 40 millions d’euros, Gerard Lopez a déjà déposé 10 millions. Les ventes d’éléments tels que Hwang Ui-jo et Alberth Elis, au-delà des fonds attendus auprès de la LFP, devraient combler une bonne partie du passif restant.

« Lorsqu’on a repris le club, il avait des pertes énormes, entre 75-80 M€, conclut le propriétaire du FCGB. On a réussi à réduire les coûts l’année passée, on fait encore une grosse réduction maintenant, mais la seule façon de fonctionner c’est par le sportif, en remontant. C’est l’objectif. L’idée c’est de construire un effectif avec des joueurs compatibles Ligue 2, expérimentés et avec du caractère. Il y a des joueurs qui se sont engagés avec nous moralement et verbalement mais la situation fait que c’est compliqué pour les contrats. »



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